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 |  Écrit par Ordre des médecins vétérinaires du Québec  |  Article

Les relations médiatiques : un outil incontournable pour accomplir notre rôle sociétal important

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Les relations médiatiques (aussi connues sous le nom de « relations de presse ») reposent sur le développement et le maintien d’un lien de confiance avec les journalistes.

Elles visent à transmettre de l’information de manière claire, transparente et crédible au public, via la couverture médiatique. Ces relations permettent aussi de faire rayonner la raison d’être d’une organisation et l’expertise de son porte-parole.

Mais plus concrètement, en quoi constituent-elles un moyen de communication privilégié pour l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec? Pourquoi nous sont-elles indispensables? Pour répondre à ces questions, le Service des communications et du système d’information s’est entretenu avec le Dr Gaston Rioux, président et porte-parole officiel de l’Ordre, qui accorde les entrevues de notre organisation depuis près de six ans.

Un véhicule pour faire connaître notre mission de protection du public

Pour le Dr Rioux, les relations de presse sont un moyen de faire connaître notre mission à l’ensemble de la population, pas uniquement aux propriétaires d’animaux : « C’est connu, il y a une méconnaissance des ordres professionnels au Québec, parfois même parmi leurs membres », constate le Dr Rioux. « Notre présence dans les médias nous permet de démystifier notre mission de protection du public et de présenter notre « carré de sable », soit les mandats qui nous sont confiés par l’Office des professions et les actions concrètes que nous posons pour les réaliser », souligne le Dr Rioux.

Une main tendue vers la population

Questionné sur ses activités de porte-parole, le Dr Rioux les résume ainsi : « Mon mandat est de communiquer des messages d’intérêt vétérinaire clairs et vulgarisés, alignés sur la mission de l’Ordre. » À ce sujet, le Dr Rioux tient à préciser un point important : « Quand je représente l’Ordre sur la place publique, je ne m’exprime pas en mon nom personnel; je porte la voix de l’organisation », relève-t-il. « Cette délégation m’expose à la critique, mais, en gardant le cap sur les balises qui délimitent mes fonctions, je réussis à tirer mon épingle du jeu », dit le Dr Rioux.

À titre de représentant officiel, le président contribue également à faire rayonner les facettes méconnues de la profession vétérinaire auprès de la population. « Les Québécois ont l’image des médecins vétérinaires en établissement », mentionne-t-il, « mais ils connaissent peu (ou pas!) la réalité des autres secteurs de pratique ou l’étendue de leur contribution à la société québécoise. » « Lors de mes sorties publiques, je me fais donc un devoir de présenter le travail essentiel des médecins vétérinaires et de le mettre en valeur », poursuit-il. « C’est d’ailleurs une façon pour l’Ordre de sensibiliser le public quant aux défis rencontrés par la profession et d’attirer son attention sur les gestes que chacun peut poser pour contribuer à leur apaisement », complète-t-il.

L’un des aspects positifs des relations de presse est qu’elles permettent de garder l’attention du public de manière soutenue. Chaque entrevue du Dr Rioux devient ainsi une occasion de sensibiliser et d’éduquer le public, et même les parties prenantes de l’Ordre. En participant activement aux discussions sociétales, qui sont souvent alimentées - voire initiées - par les médias, l’Ordre contribue à un environnement plus sain et plus sécuritaire pour tous, humains comme animaux.

Les propriétaires d’animaux ont des responsabilités… ils ont aussi des droits!

Pour maintenir la santé et le bien-être des animaux, leurs propriétaires doivent se responsabiliser et agir dans leur meilleur intérêt. Cela passe notamment par un suivi rigoureux des soins préventifs recommandés, afin d’éviter des situations d’urgence qui rendraient l’accessibilité aux services vétérinaires difficile. Cela dit, force est d’admettre que les relations de presse sont nécessaires pour parler de prévention auprès de la population.

Sous un angle différent, l’intérêt des journalistes pour des sujets tels les ordonnances vétérinaires servies en pharmacie ou les regroupements d’établissements offre une tribune à l’Ordre pour remettre en perspective les obligations déontologiques, les valeurs et les principes qui guident la profession, tout en rappelant aux propriétaires d’animaux qu’ils ont des droits. Nous parlons entre autres d’indépendance professionnelle, de la disponibilité d’un éventail de soins, du devoir d’information du médecin vétérinaire et de l’importance de la relation de confiance entre celui-ci et son client, qui passe par une communication ouverte et transparente. Mentionnons au passage que les signalements au Bureau du syndic de l’Ordre émanent bien souvent d’un manque de communication, soulignant toute l’importance de développer cette habileté.

« Le public est en droit de poser des questions et d’obtenir des réponses éclairantes quant à la situation d’un animal », souligne le Dr Rioux. « C’est notre rôle de le rappeler, poursuit-il. » « Notons également que, dans le meilleur des contextes, les propriétaires d’animaux pourraient choisir un professionnel qui correspond à leurs attentes et valeurs; ce n’est pas toujours facile en situation de pénurie d’effectifs vétérinaires, mais c’est ce à quoi les Québécois devraient pouvoir aspirer », conclut le Dr Rioux.

Le défi d’intéresser les médias à notre cause

Dans le flot d’événements susceptibles d’être médiatisés, nous devons user de créativité pour attirer l’attention sur les enjeux vétérinaires. Selon le Dr Rioux, il est important de se rendre disponible pour répondre aux besoins des journalistes : « L’actualité est imprévisible; les médias doivent donc pouvoir trouver un interlocuteur rapidement lorsqu’un sujet gagne à être couvert », indique-t-il. « Lorsque l’Ordre reçoit une demande médiatique, la machine s’active et je me libère pour aider les journalistes à faire leur travail d’information », indique le président. « Surtout que d’entretenir des liens durables avec eux nous permet de remplir notre mission de protection du public sur plusieurs plateformes, partout au Québec », poursuit le président. « Le respect mutuel que nous entretenons avec les journalistes nous permet de répondre à nos besoins respectifs, comme un échange de bons procédés », termine le Dr Rioux.

Il va sans dire que la presse est une courroie de transmission qui facilite les activités de communication publique de l’Ordre. Le Dr Rioux explique : « Peu importe le sujet d’entrevue, je transmets systématiquement un message visant la compréhension, la responsabilisation et la mobilisation autour d’enjeux vétérinaires actuels, tout en mettant en lumière les initiatives prometteuses du milieu. »

Le propre de la couverture médiatique est qu’elle permet d’ouvrir le dialogue vers le débat public, construisant ainsi la conscience collective des Québécois. L’Ordre a la responsabilité de s’y joindre : « Par notre expertise, nous pouvons orienter le débat en matière vétérinaire, ce qui aide les décideurs à faire des choix éclairés et judicieux, aux moments les plus opportuns, pour préserver la santé animale et publique », mentionne le président.

Les communications publiques : un volet important de notre nouvelle planification stratégique 2025-2030

Soulignons que, dans la planification stratégique 2025-2030 de l’Ordre, un volet important est consacré aux communications grand public. Les médias nous aideront assurément à bonifier celles-ci. Faire mieux connaître l’Ordre et la profession vétérinaire qu’il encadre constitue un moyen de valoriser notre rôle sociétal commun. Le Dr Rioux précise : « En parlant des mesures d’encadrement et de soutien, telles la formation continue et l’inspection professionnelle, nous augmentons la confiance de la population envers la profession. » « Ceci permet notamment d’exposer les compétences et les connaissances des médecins vétérinaires, démontrant toute la valeur de leur permis de pratique », termine-t-il.

En conclusion : les coulisses des relations de presse

Pour mettre en perspective l’étendue des actions liées aux relations médiatiques annuellement, notons le traitement de 90 demandes pour l’année 2024-2025 et de 126 demandes l’année précédente. La majorité de celles-ci ont donné lieu à des entrevues. Dans d’autres cas, la transmission d’informations ou de précisions a été suffisante.

Bien que le Dr Rioux soit officiellement le visage et la voix de l’Ordre, il tenait à souligner que les relations de presse sont un travail d’équipe : « C’est le Service des communications et du système d’information qui reçoit, analyse et traite les demandes reçues », mentionne le Dr Rioux. « Quand une entrevue est sollicitée, un travail de coulisse s’enclenche : le service coordonne l’événement, selon mes disponibilités, et prépare des messages clés », souligne le président. « Après, je mets mon chapeau de porte-parole, je contacte le journaliste, et la magie opère », conclut le Dr Rioux.